Red Road

Titre : Red Road
Réalisateur : Andrea Arnold
Pays : Royaume-Uni, Danemark
Durée : 1h53



Au cinéclub : Jeudi 5 avril 2012



Résumé du film :

Jackie, opératrice pour une société de vidéosurveillance, observe un quartier déshérité de Glasgow à travers ses multiples écrans de contrôle, qui lui offrent un point de vue quasi omniscient sur la vie qui s’y déroule. La réapparition inopinée d’un homme pour lequel elle voue une rancune aussi tenace que mystérieuse bouleverse son morne quotidien, et la pousse à franchir les barrières qui la séparent d’une réalité à la fois pleine de violence et d’attrait.



Notre choix :

Si Red Road s’inscrit par les thèmes abordés et la sobriété de son style dans une certaine tradition du cinéma social anglais, Andrea Arnold signe ici un premier long-métrage intriguant, mélancolique, et enrichi d’intéressantes variations autour du point de vue. A la fois thriller et film social, Red Road captive par le suspense diffus entretenu par la mise en scène et par l’interprétation sobre et juste d’une héroïne aux motivations ambivalentes. Au cœur même de la grisaille urbaine, une poésie paradoxale se développe, qui nous emmène au-delà de la simple chronique sociale.
Casting :

Katie Dickie (Jackie), Tony Curran (Clyde), Martin Compston (Stevie), Natalie Press (April)
Scénario : Andrea Arnold, Anders Thomas Jensen (personnages), Lone Scherfig (personnages)
Directeur de la photographie : Robbie Ryan 
Monteur : Nicolas Chaudeurge 
Production : Sigma Films, Zentropa Entertainments
Distribution France : Equation
Sortie France : 2006

Filmographie :

Les Hauts de Hurlevent : 2012
Fish Tank : 2009
Red Road : 2006
Wasp (court métrage) : 2003 
Dog (court métrage) : 2001
Milk (court métrage) : 1997


Autour du film :

Red Road est le premier film d’une trilogie dont le concept, The Advance Party, a été inspiré par Lars von Trier, et développé par Lone Scherfig et Anders Thomas Jensen. Il s’agissait de respecter certaines règles : trois réalisateurs émergents dirigeraient les mêmes acteurs, interprétant les mêmes personnages, dans trois projets différents.

Liens :

« L'Anglaise Andrea Arnold a donné à l'héroïne de son premier film une histoire à la fois cérébrale et bouillonnante d'émotions. Elle la fait passer du contrôle, au fond illusoire, auquel elle s'accroche devant son mur d'écrans, à une perte de contrôle dangereuse et bien réelle […] Fascination, répulsion, envie de meurtre ou de sexe, plaisir et douleur, sur fond de décor réaliste à la Ken Loach : l'intime et le social font un mélange étonnant, déconcertant parfois. »